De la recherche en biologie à l’accompagnement des femmes et des familles

Petite fille, je tisse très tôt un lien avec le monde vivant qui m’entoure. Je fais pousser de multiples plantes dans ma chambre, je m’occupe de tous les animaux auxquels j’ai accès (phasmes, poissons, tétards, escargots…), je demande aux femmes enceintes dans la rue si je peux écouter leurs bébés !

Pas très douée ni pour les lettres, ni pour les chiffres, je trouve du sens dans les sciences du vivant. J’observe les corps, je regarde des livres de biologie et d’anatomie. Vers l’âge de 15 ans je commence à expérimenter de multiples manières de m’alimenter.
Je fais des études de pharmacie, un Master recherche en biologie cellulaire et moléculaire. Après deux ans et demi à travailler dans un laboratoire de recherche en thérapie génique (faculté de pharmacie Paris V), je fais l’expérience du poids des lobbies et de la course à la publication des laboratoires, allant jusqu’à voler les travaux de leurs confrères… Bien loin de ma démarche initiale visant à améliorer le service médical rendu.

En juin 2014, après la soutenance de ma thèse d’exercice de Pharmacie, je quitte la recherche fondamentale pour la pharmacie d’officine et suis en parallèle les enseignements d’un DU de phytothérapie clinique.
Je m’installe en tant que pharmacienne / herboriste à Caen, en juillet 2015. 

Au comptoir je me découvre rapidement une passion pour le corps des femmes et le soin au naturel des familles, qui a été source de recherche et de découvertes durant 8 années. Rencontrer les femmes et leurs familles, écouter leurs histoires, les regarder évoluer et valser la vie, les accompagner avec des remèdes que je leur prépare devient petit à petit mon quotidien.

Je voyage chaque année ‘’en terre inconnue‘’ et reviens à chaque fois grandie, avec un regard nouveau sur le monde. Je profite des voyages pour m’adonner à ma passion pour la cuisine et apprendre des hommes et des femmes qui m’ouvrent généreusement leur porte.

En été 2018, après une interruption naturelle de grossesse, je pars pour un voyage dans le haut Atlas marocain. Encore meurtrie dans ma chair de la perte de cet enfant, je marche avec trois hommes et une mule à la rencontre des peuples nomades. C’est dans un café, dans le village d’Anergui, que je vais rencontrer la fonction de Doula en la personne d’une petite femme toute simple au sourire lumineux. Elle me montre un vieux téléphone 3310 à l’écran fendu et m’explique que lorsqu’elle reçoit un appel, elle quitte sa famille et son travail et part à dos de mule assister les femmes qui enfantent.